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Par Chamophélie, envoyée spéciale · 2 min de lecture
Écouter « The Chamo »
Le patron a loué un orchestre, monté une scène au pied des pyramides et chanté devant deux mille personnes qui n'avaient pas le choix. Le morceau s'appelle « The Chamo ». Il est, disons-le, meilleur qu'on ne l'espérait.
Vendredi, vingt et une heures. On nous avait convoqués pour « une annonce importante concernant la saison ». Nous avons trouvé une scène, des projecteurs, un orchestre de trente musiciens visiblement recrutés le matin même, et Al Paicciamo en smoking.
Il a pris le micro. Il a dit : « J'ai écrit une chanson. » Il y a eu un silence. Puis il a chanté.
Je dois l'écrire, même si ça me coûte : c'est bon. La voix est rocailleuse, un peu fatiguée, comme un type qui a beaucoup fumé et beaucoup gagné. Le morceau raconte le désert, les bêtes, l'argent, et une histoire de femme dont il n'a jamais parlé à personne.
« Ce n'est pas une chanson sur les courses. C'est une chanson sur ce qu'on perd en les gagnant. »
— Al Paicciamo, en coulisses, refusant d'en dire plus
Un clip a été tourné le soir même. On y voit le boss descendre une avenue, seul, cigare au bec, tandis que le désert se remplit derrière lui. C'est grandiloquent, c'est ridicule, et à la fin on a la gorge un peu serrée. Vous pouvez le regarder ci-dessus, et écouter le morceau juste en dessous.
Il paraît qu'on pourra le débloquer dans le jeu. Connaissant la maison, on paiera pour ça d'une manière ou d'une autre.