← Retour au journal

Le Papyrus

09/07/2026

À la une

Gizeh : la barrière s'est ouverte une seconde trop tôt

Par Chamophélie, envoyée spéciale · 1 min de lecture

Les Toutanchamos au départ, avant l'incident.

Le commissaire de course jure qu'il n'a rien vu. Trois cents parieurs, eux, ont très bien vu. Récit d'une soirée qui n'aurait pas dû finir comme ça.

Il était vingt heures passées quand la barrière du couloir 4 s'est relevée. Pas au coup de gong : une seconde avant. Une seconde, dans une course de dix, c'est une éternité.

Le chamo qui en a profité appartenait, comme par hasard, à une écurie amie de la maison. Le commissaire, lui, regardait ailleurs — plus précisément ses chaussures, avec une intensité que je ne lui connaissais pas.

« Une anomalie technique »

Interrogé à la sortie, l'intéressé a évoqué « une anomalie technique du mécanisme ». Je lui ai demandé si l'anomalie était payée en liquide. Il n'a pas souhaité donner suite à l'entretien.

« Les barrières sont vieilles. Les parieurs aussi. Tout le monde grince. »
— Al Paicciamo, sollicité pour un commentaire

Aucune réclamation n'a été déposée. Il n'y en a jamais.

Dans les autres numéros